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Réponse rapide (TL;DR)
Le RevPAR (revenu par chambre disponible) mesure l’efficacité avec laquelle un hôtel ou une location courte durée transforme ses chambres disponibles en revenu. Il combine tarif et occupation en un seul indicateur, calculé soit comme revenu total des chambres ÷ chambres disponibles, soit comme ADR × taux d’occupation. Le RevPAR aide les hôtes et les hôteliers à optimiser les tarifs, à comparer les performances de façon équitable et à mieux piloter le gestion des revenus, mais il doit s’utiliser avec des indicateurs de coût pour juger la rentabilité réelle.
Remplir chaque chambre est un objectif majeur pour la plupart des hôtes et des hôteliers, mais l’occupation seule ne dit pas tout de la santé financière. Pour vraiment comprendre la performance, les professionnels du secteur s’appuient sur un indicateur précis : le RevPAR.
Que vous gériez un hôtel boutique dans les Cotswolds ou un portefeuille de locations courte durée à Londres, le RevPAR donne la photo la plus fidèle de votre opération. Il relie le nombre de voyageurs et ce qu’ils paient.
Dans ce guide, nous couvrons :
- Qu’est-ce que le RevPAR ?
- Comment se calcule le RevPAR
- RevPAR, ADR et taux d’occupation
- Pourquoi le RevPAR compte pour les hôteliers
- Limites de l’indicateur
- Le RevPAR dans les locations de vacances et les STR
- Comment améliorer le RevPAR
- Repères de RevPAR
- Conclusion
- Questions fréquentes
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Qu’est-ce que le RevPAR ?
RevPAR signifie revenu par chambre disponible. C’est un indicateur de performance utilisé dans l’hôtellerie et la location courte durée (STR) pour mesurer la capacité d’un bien à remplir ses chambres disponibles à un tarif moyen donné.
Définition
Au plus simple, le RevPAR vous dit combien vous gagnez pour chaque chambre que vous avez à vendre, qu’elle soit occupée ou vide. Contrairement à un chiffre de revenu brut, il tient compte de l’inventaire non vendu et donne une vue plus honnête de la performance.
Pourquoi l’indicateur compte
En hôtellerie, l’inventaire est « périssable ». Si une chambre reste vide un mardi, ce mardi-là ne se vend plus. Le RevPAR capture cette réalité. C’est la façon la plus nette de mesurer le succès de votre gestion des revenus, parce qu’il vous empêche de vous laisser distraire par une occupation élevée à bas prix, ou par des tarifs élevés sans voyageurs.
Il réunit occupation et tarif dans un seul KPI
La force du RevPAR tient à cette double face. Il combine deux forces opposées : l’occupation (combien de chambres sont pleines) et le tarif (le prix moyen payé).
Si vous avez 100 % d’occupation mais un RevPAR bas, vous laissez de l’argent sur la table en tarifant trop bas. À l’inverse, si l’ADR (tarif moyen journalier) est élevé mais l’occupation faible, le RevPAR en pâtit : le tarif est trop agressif pour le marché du moment.
Comment se calcule le RevPAR
Il existe deux façons principales de calculer le RevPAR. Les deux mènent au même résultat, mais éclairent les données sous un angle différent.
Formule 1 : revenu total ÷ chambres disponibles
C’est la méthode la plus directe. Vous prenez le revenu des chambres sur une période et vous le divisez par le nombre total de chambres qui étaient à vendre sur la même période.
Revenu total des chambres / Chambres disponibles = RevPAR
Note : « revenu total » désigne ici en général le tarif de la chambre, hors extras comme le petit-déjeuner, le spa ou le parking.
Formule 2 : ADR × taux d’occupation
Cette formule est souvent préférée des responsables de la gestion des revenus, car elle met en lumière le lien entre prix et volume.
Tarif moyen journalier (ADR) x Taux d’occupation = RevPAR
Pour l’utiliser, il vous faut d’abord l’ADR (revenu total divisé par les chambres vendues) et le pourcentage d’occupation.
Exemple de RevPAR
Imaginons un immeuble de 20 appartements en location courte durée.
- Scénario A : Vous avez 15 unités occupées (75 % d’occupation). Votre ADR est de 150 £.
- Calcul : 150 £ (ADR) x 0,75 (occupation) = 112,50 £ de RevPAR.
- Calcul : 150 £ (ADR) x 0,75 (occupation) = 112,50 £ de RevPAR.
- Scénario B : Vous baissez le prix à 120 £ pour attirer plus de voyageurs et vous remplissez 19 unités (95 % d’occupation).
- Calcul : 120 £ (ADR) x 0,95 (occupation) = 114,00 £ de RevPAR.
Dans cet exemple, même en baissant le prix, le RevPAR a augmenté. La seconde stratégie a donc mieux valorisé l’inventaire disponible.
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RevPAR, ADR et taux d’occupation
Pour comprendre le RevPAR, il faut comprendre les deux indicateurs qui l’alimentent.
Qu’est-ce que l’ADR (tarif moyen journalier) ?
L’ADR mesure le revenu locatif moyen par chambre occupée et par jour. Il ne compte pas les chambres vides. C’est une mesure de votre pouvoir tarifaire et de la valeur perçue du bien.
Qu’est-ce que le taux d’occupation ?
Le taux d’occupation est le pourcentage de chambres disponibles occupées sur une période. Il mesure votre portée de marché et l’efficacité du marketing et de la distribution.
Pourquoi le RevPAR donne une vue plus complète
Regarder l’ADR ou l’occupation isolément peut tromper. Un taux d’occupation de 90 % fait belle figure, mais si l’ADR est trop bas pour couvrir les coûts variables, l’activité échoue. De même, un ADR élevé est un indicateur de vanité si une seule chambre est réservée. Le RevPAR force les deux métriques à travailler ensemble et vous donne le vrai nord de la performance revenus.
Pourquoi le RevPAR compte pour les hôteliers
Pour les propriétaires et directeurs d’hôtel, le RevPAR est le repère pour justifier des investissements, rendre compte aux parties prenantes et ajuster le quotidien.
Il évalue la stratégie tarifaire
Le RevPAR aide à voir si vos tarifs collent à la demande. Si votre RevPAR reste en dessous de la concurrence malgré des installations comparables, c’est un signal clair qu’il faut revoir le prix ou la distribution.
Il compare la performance aux concurrents
Dans l’hôtellerie, des outils comme STR (Smith Travel Research, pas la location courte durée) permettent de comparer le RevPAR à un « ensemble concurrentiel » (comp set) de biens locaux similaires. Vous voyez ainsi si une baisse de revenu est un mouvement de marché ou un problème propre à votre établissement.
Il oriente le gestion des revenus
Faut-il proposer une offre « 3 nuits, 2 payées » ? Faut-il monter les tarifs pour un jour férié ? En suivant le RevPAR, vous voyez l’impact historique de ces décisions et vous choisissez avec des données.
Limites du RevPAR
Le RevPAR est un indicateur essentiel, mais il n’est pas parfait. S’y fier seul donne une vue étroite de la santé financière.
Il exclut les revenus hors chambre (F&B)
Le RevPAR ne regarde que le côté « dormir ». Pour un hôtel avec bar, restaurant ou salles de conférence, il ignore une part massive des revenus. Dans ces cas, on s’appuie souvent sur le TrevPAR (revenu total par chambre disponible).
Il ne mesure pas la rentabilité
C’est la limite la plus sérieuse. Le RevPAR ne tient pas compte des coûts d’exploitation d’une chambre. Nettoyer et servir un séjour d’une nuit coûte plus cher qu’un séjour de sept nuits. Un bien peut afficher un RevPAR élevé et perdre de l’argent à cause de charges lourdes ou de coûts d’acquisition (commissions élevées versées à Booking.com ou Airbnb). Pour y remédier, certains utilisent le GOPPAR (bénéfice d’exploitation brut par chambre disponible).
Il varie selon la taille du bien
Le RevPAR ne dit rien de l’échelle. Un boutique de 10 chambres et un resort de 500 peuvent avoir le même RevPAR, alors que leurs modèles et leurs revenus totaux n’ont rien à voir.
Le RevPAR dans les locations de vacances et les STR
Né dans l’hôtellerie, le RevPAR est devenu de plus en plus central pour les hôtes et les gestionnaires de location courte durée.
Il s’applique aux nuits réellement disponibles
En STR, vous n’avez pas forcément 365 nuits disponibles. Vous bloquez des dates pour l’entretien ou un usage personnel. Pour calculer le RevPAR d’un STR, n’utilisez que les nuits où le bien était vraiment à louer, pour coller à la performance réelle.
Rôle des frais de ménage et de la tarification dynamique
À l’hôtel, le ménage est un coût interne. En STR, les frais de ménage sont souvent facturés au voyageur. Pour le RevPAR, la plupart des professionnels excluent ces frais afin que l’indicateur reflète uniquement le « loyer ». Par ailleurs, les outils de tarification dynamique (comme PriceLabs ou Wheelhouse) ont rendu le suivi du RevPAR indispensable pour voir si les variations automatiques de prix donnent vraiment de meilleurs résultats.
Comparer la performance STR
Des plateformes comme AirDNA fournissent désormais des données de RevPAR par code postal et type de bien. L’hôte voit ainsi comment son « revenu par nuit disponible » se compare à l’Airbnb d’à côté.
Comment améliorer le RevPAR
Améliorer le RevPAR est l’objectif premier de tout responsable de la gestion des revenus. Trois leviers principaux :
Augmenter l’ADR (stratégie tarifaire)
Si votre occupation reste durablement au-dessus de 85-90 %, vous avez trop de demande. C’est le moment de monter l’ADR. En haussant les prix, l’occupation peut baisser un peu, mais le RevPAR monte souvent, car vous gagnez plus avec moins de voyageurs (et vous réduisez aussi l’usure).
Booster l’occupation (marketing, réductions)
S’il vous reste beaucoup de chambres vides, misez sur l’occupation. Cela peut passer par :
- Élargir votre présence sur davantage d’OTA (agences de voyage en ligne)
- Des publicités ciblées sur les réseaux sociaux
- Des réductions selon la durée de séjour pour encourager les réservations plus longues
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Améliorer l’expérience du voyageur
C’est le jeu long du RevPAR : une meilleure expérience donne de meilleurs avis ; de meilleurs avis montent le classement sur Google et Airbnb ; un meilleur classement vous permet de facturer un premium (ADR plus élevé) tout en gardant une demande forte (occupation).
L’un des leviers les plus efficaces pour améliorer l’expérience est de retirer les frictions. C’est là qu’intervient Touch Stay. En donnant aux voyageurs un guide digital complet et simple à utiliser, vous réduisez les questions répétées que l’équipe doit traiter. Vous gagnez du temps, et le voyageur se sent accompagné et informé dès la réservation.
Des voyageurs contents laissent des avis 5 étoiles. Ces avis 5 étoiles sont le carburant qui vous permet de pousser l’ADR au-dessus de la concurrence.
Vous voulez améliorer l’expérience du voyageur et faire monter vos notes ?
Une gestion des revenus équilibrée
La vraie croissance du RevPAR vient du bon équilibre. C’est un cycle constant : suivre le marché, ajuster les tarifs et s’assurer que l’expérience justifie ces tarifs.
Repères de RevPAR
Qu’est-ce qu’un « bon » RevPAR ? La réponse : cela dépend…
Pourquoi un « bon » RevPAR varie
Le RevPAR est très saisonnier et dépend du lieu. Un RevPAR de 150 £ peut être excellent pour un B&B rural en janvier et décevant pour un hôtel du centre de Londres en juin.
Lire la performance par rapport au marché
Au lieu de chercher un chiffre universel, regardez votre indice de RevPAR. Il compare votre RevPAR à la moyenne du marché.
- Un indice de 100 signifie que vous êtes exactement dans la moyenne du marché.
- Un indice supérieur à 100 signifie que vous « prenez » des parts à vos concurrents.
Utiliser des ensembles concurrentiels (comp sets)
Pour un repère fidèle, comparez-vous à des biens similaires. Si vous gérez une villa de luxe de 3 chambres, votre RevPAR ne doit pas se comparer à un studio économique. Choisissez 5 à 10 biens qui sont vos concurrents directs et suivez votre performance face à eux.
Points clés et synthèse
Le RevPAR est l’indicateur le plus utile pour toute activité d’hôtellerie ou de location courte durée, parce qu’il donne une vue équilibrée du tarif et de l’occupation.
- Il mesure l’efficacité : il dit à quel point vous valorisez l’inventaire disponible.
- Il oriente la stratégie : il aide à décider quand monter les prix et quand miser sur le marketing.
- Il a des limites : il n’inclut pas les autres flux de revenu ni les coûts d’exploitation, donc il faut l’utiliser avec d’autres KPI comme le GOPPAR.
- L’expérience du voyageur est la base : on ne tient pas un RevPAR élevé sans une expérience de qualité qui génère des avis positifs et des réservations répétées.
En maîtrisant le RevPAR, vous quittez le flair pour une gestion fondée sur les données. Que vous vouliez monter vos tarifs à la nuit ou remplir les creux en milieu de semaine, le RevPAR est la boussole qui vous oriente.
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Questions fréquentes
L’ADR (tarif moyen journalier) ne compte que les chambres réellement vendues. Le RevPAR (revenu par chambre disponible) compte chaque chambre que vous aviez à vendre, y compris celles restées vides. Le RevPAR est toujours inférieur ou égal à l’ADR.
La plupart des professionnels le suivent au quotidien, mais l’analysent à la semaine, au mois et à l’année pour dégager des tendances. Le suivi quotidien aide à ajuster les tarifs tout de suite ; le suivi mensuel, à la stratégie long terme.
Oui. Il s’utilise de plus en plus en location courte durée, en logement étudiant et même dans certains espaces de coworking. Toute activité avec un inventaire fixe vendu pour une durée limitée peut appliquer la logique du RevPAR.
Non. Comme on l’a vu dans les limites, le RevPAR ne tient pas compte des charges. Si vous obtenez un RevPAR élevé en dépensant une fortune en publicité ou avec une rotation très forte de voyageurs (plus de frais de ménage), le bénéfice réel peut être inférieur à celui d’un bien au RevPAR plus modeste.
Ned
Ned has clocked up over 11 years in digital marketing and comms, with a strong focus on creating engaging content for a range of brands and agencies. When he’s not writing, he can be found digging for records, peering through his telescope at the night sky, or onboard his local lifeboat where he volunteers as a crewmember.
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